- Un chatbot de billetterie est un assistant conversationnel branché sur la programmation, les tarifs et les commandes d’un organisateur : il renseigne avant l’achat, absorbe le pic d’ouverture des ventes, puis traite l’après-vente, du billet non reçu jusqu’au contrôle d’accès le jour J.
- La billetterie n’est pas un support comme les autres : le produit a une date, parfois un nom, et un QR code qui vaut juridiquement titre d’accès. Chaque réponse du bot touche donc à un droit, pas seulement à une politesse.
- Trois règles bornent son action : pas de rétractation pour une activité de loisirs fournie à date fixée (article L221-28, 12° du code de la consommation), revente habituelle non autorisée punie de 15 000 € (article 313-6-2 du code pénal, 75 000 € pour une personne morale), et obligation d’annoncer l’IA (article 50 du règlement européen sur l’intelligence artificielle, en application depuis le 2 août 2026).
- Le routeur de demandes au milieu de l’article tranche 24 cas réels (moment × nature × vérification d’identité) entre « le bot répond seul », « vérification d’abord », « le bot informe, un humain décide » et « refus motivé ».
- Le coût tient en trois lignes : la licence (dès 39 € par mois hors taxes sur la grille Botnation relevée le 1er octobre 2026), les crédits IA (25 € les 1 000), et la construction, gratuite en autonomie ou sur devis si elle est déléguée à l’équipe Botnation.
Les éditeurs de chatbots de billetterie promettent tous la même chose : une assistance 24 heures sur 24, en cinquante langues, capable d’absorber les pics d’ouverture des ventes. La promesse n’est pas fausse. Elle est incomplète. Un billet n’est pas un produit comme un autre : il expire, il est parfois nominatif, et son QR code suffit à franchir la porte. Quand un spectateur écrit « je n’ai pas reçu mon billet » la veille du concert, le chatbot ne répond pas à une question de confort, il manipule un titre d’accès, avec le droit et le code pénal derrière.
Ce qui manque presque partout, c’est le droit : les présentations d’un chatbot de billetterie évoquent au mieux le RGPD en passant, rarement le code de la consommation, le code pénal ou le règlement européen sur l’intelligence artificielle. Pourtant, ce sont ces textes qui décident si le bot a le droit de renvoyer un QR code, ce qu’il doit répondre à « je veux annuler » et pourquoi il doit refuser d’aider à revendre une place.
Cet article reprend donc le sujet dans l’ordre qui compte : ce que le bot encaisse réellement, phase par phase, puis les trois règles de droit qui bornent son droit d’agir, un routeur pour trancher les cas concrets, les canaux, les coûts sur la grille publique du jour, et la méthode. Botnation y est présent des deux côtés qui comptent : éditeur de la plateforme no-code, et prestataire de création sur mesure via son offre Entreprise.
« Chatbot de billetterie » : de quoi parle-t-on exactement ?
Un chatbot de billetterie est un agent conversationnel connecté aux informations d’un organisateur d’événements : programmation, tarifs et catégories de places, conditions de vente et d’échange, accès et services, puis, après l’achat, l’état des commandes. Il répond aux spectateurs sur le site, les réseaux sociaux ou WhatsApp, les oriente vers la billetterie officielle, et remonte aux humains ce qui dépasse son droit d’agir.
Le périmètre est large : spectacle vivant et concerts, festivals, sport, salons et congrès, musées et monuments, offices de tourisme, parcs de loisirs, cinéma. Il touche aussi les transports, où le billet est le produit lui-même : le sujet est traité en profondeur dans nos articles consacrés au chatbot pour le secteur du transport et au chatbot pour le transport aérien. Ici, nous parlons de l’événementiel et des loisirs : la logique du titre d’accès à date fixée, qui est précisément ce qui rend le sujet juridiquement particulier.
Une histoire qui commence en 2016
En France, le premier du genre est annoncé par Digitick le 15 novembre 2016 : « Digitick lance aujourd’hui en France le premier chatbot de billetterie en France », écrit le communiqué de son actionnaire Vivendi, décrivant un « véritable assistant de recherche » sur Facebook Messenger, conçu avec MFG Labs, pour un groupe qui traitait alors « plus de 35 millions de billets par an ». Dix ans plus tard, le Messenger bot de recherche a vieilli, mais le constat qui l’avait motivé n’a pas changé : le spectateur cherche une sortie, pas une grille tarifaire. La conversation est simplement devenue multicanale, et l’IA générative a remplacé les arbres de scénarios rigides.

Ce que le chatbot traite, phase par phase
Regrouper « le support billetterie » dans une seule catégorie est l’erreur de cadrage la plus fréquente. La demande d’un spectateur qui hésite avant d’acheter, celle d’un acheteur en panique la veille du concert et celle du festivalier dans la file d’entrée n’ont ni la même urgence, ni le même canal, ni le même régime juridique. Trois phases, trois réglages.
Avant la vente : renseigner sans ralentir
Horaires et portes, tarifs et réductions, jauge et catégories, accès en fauteuil roulant, parking, vestiaire, âge minimum, délai de retrait : ce sont des questions d’information, identiques pour tous, dont la réponse conditionne l’achat. Chaque minute sans réponse est une vente qui part ailleurs. Le chatbot y répond immédiatement, à toute heure, et renvoie vers la billetterie officielle : son rôle est de faire aboutir l’achat dans le tunnel de l’organisateur, jamais de le détourner. C’est aussi la phase où le bot travaille le mieux pour les visiteurs étrangers, en tenant la conversation dans leur langue sans qu’aucune hotline ne soit recrutée pour trois e-mails par mois.
Le pic d’ouverture des ventes : le vrai stress test
L’annonce d’une tournée ou la mise en vente d’une édition concentre sur quelques heures des milliers de questions identiques : heure exacte d’ouverture, nombre de billets par commande, accès à la prévente, catégories de places, moyens de paiement acceptés. Aucune équipe support ne se dimensionne pour trois heures de pointe par an : soit elle sur-investit toute l’année, soit elle laisse tomber le soir du lancement. Un agent conversationnel, lui, répond en parallèle à tous les demandeurs, sans file d’attente ni renfort temporaire, et il ne se démonte pas parce qu’on lui a posé la même question quatre cents fois. C’est le cas d’usage où l’écart entre une hotline saturée et un bot bien réglé se voit le plus vite, dès la première mise en vente.
Après la vente et le jour J : le service après-vente du titre d’accès
Le billet acheté, la nature des demandes change : e-billet non reçu, QR code qui ne s’affiche pas, erreur dans le nom, changement de titulaire, échange de date, annulation, remboursement, revente. Le spectateur est persuadé d’avoir perdu sa place, donc l’urgence est réelle même quand la cause est un dossier de spam. Le jour J viennent s’ajouter les questions de terrain : plan du site, scène, portes, consignes, vestiaire, rechargement sans contact. Ces demandes se jouent sur téléphone, souvent en marchant, et il n’y a plus de temps pour se tromper.
| Demande type | Phase | Ce que le bot fait | Ce qui reste humain |
|---|---|---|---|
| « À quelle heure ouvrent les ventes ? Combien de billets par commande ? » | Pic d’ouverture | Répond instantanément, à tous, sans file d’attente | Rien : information générale |
| « Le site propose-t-il des places PMR ? » | Avant la vente | Explique la procédure d’accès et oriente vers le bon formulaire | Les demandes PMR si elles exigent un traitement nominatif |
| « Je n’ai pas reçu mon e-billet » | Après la vente | Guide la vérification (spam, adresse, compte), propose le renvoi après rapprochement de la commande | Le renvoi si l’identité ne peut pas être vérifiée |
| « Je veux annuler ma commande » | Après la vente | Explique le régime applicable, ouvre et qualifie la demande | La décision d’exception, selon les conditions de vente |
| « Je revends ma place, vous pouvez la transférer ? » | Après la vente | Refuse d’assister la revente, explique la règle, signale la demande | L’autorisation éventuelle de cession, si l’organisateur en décide ainsi |
| « C’est où, la scène ? Les portes ouvrent à quelle heure ? » | Jour J | Envoie le plan, les horaires, les accès, sur téléphone | Rien : information de terrain |
Les trois règles de droit qui bornent le bot
C’est la partie que les pages commerciales passent sous silence, et c’est pourtant celle qui décide de la qualité réelle d’un chatbot de billetterie. Trois textes, trois frontières.
1. La rétractation n’existe pas : le bot ne doit pas l’inventer
Le droit de rétractation de quatorze jours, familier aux e-commerçants, ne s’applique pas à un billet. Le code de la consommation l’exclut explicitement pour les contrats de « prestations de services d’hébergement, autres que d’hébergement résidentiel, de services de transport de biens, de locations de voitures, de restauration ou d’activités de loisirs qui doivent être fournis à une date ou à une période déterminée » (article L221-28, 12°). Un spectacle à une date précise entre dans cette dernière catégorie : l’acheteur ne dispose d’aucun délai de retour, sauf si les conditions de vente de l’organisateur en offrent un volontairement.
Le régulateur l’a constaté à grande échelle. En 2019, la DGCCRF a contrôlé la loyauté des sites de billetterie en ligne : sur douze plateformes contrôlées, dix présentaient des anomalies, sanctionnées par dix injonctions et deux procès-verbaux, dans un contexte d’une soixantaine de plaintes de consommateurs, essentiellement après des achats auprès de revendeurs. Son constat mérite d’être cité tel quel :
« Les conditions générales de vente des billets pour des évènements culturels ne prévoient pas de possibilité d’échange ou de remboursement et les assurances annulation, payantes, ont des conditions d’exclusion parfois très larges. De plus, le consommateur ne bénéficie d’aucun droit de rétractation en application de l’article L. 221-28 du Code de la consommation. »
DGCCRF, « Contrôle de la loyauté des sites internet de billetterie en ligne », page publiée le 27 juin 2019.
La conséquence pour le chatbot est directe : à « j’ai acheté par erreur, je me rétracte », la bonne réponse n’est ni « bien sûr », ni « jamais ». Le bot explique le régime (pas de rétractation légale pour une activité de loisirs à date fixée), vérifie ce que les conditions de vente ou l’assurance annulation prévoient, puis transmet la demande aux humains. C’est une réponse d’information exacte suivie d’une décision humaine, pas un remboursement improvisé par une machine.

2. La revente non autorisée est un délit : le bot doit refuser proprement
La revente de billets est le deuxième front juridique, et le plus sensible. L’article 313-6-2 du code pénal, créé par la loi n° 2012-348 du 12 mars 2012, dispose :
« Le fait de vendre, d’offrir à la vente ou d’exposer en vue de la vente ou de la cession ou de fournir les moyens en vue de la vente ou de la cession des titres d’accès à une manifestation sportive, culturelle ou commerciale ou à un spectacle vivant, de manière habituelle et sans l’autorisation du producteur, de l’organisateur ou du propriétaire des droits d’exploitation de cette manifestation ou de ce spectacle, est puni de 15 000 € d’amende. Cette peine est portée à 30 000 € d’amende en cas de récidive. »
Le même texte définit largement le titre d’accès : « tout billet, document, message ou code, quels qu’en soient la forme et le support ». Un QR code est donc un titre d’accès au sens plein, ce qui éclaire les deux faces du sujet. Pour une personne morale, l’amende encourue monte au quintuple, soit 75 000 € (article 131-38 du code pénal). Et depuis l’ordonnance n° 2021-1734 du 22 décembre 2021, le code de la consommation répute trompeuse la pratique consistant à « revendre des billets pour des manifestations à des consommateurs lorsque le professionnel les a acquis en utilisant un moyen automatisé lui permettant de contourner toute limite imposée au nombre de billets qu’une personne peut acheter ou toute interdiction applicable à l’achat de billets » (article L121-4, 26°) : le législateur vise ici les robots d’achat, l’autre usage de l’automatisation, celui qui nuit à la billetterie au lieu de la servir.
Pour un chatbot d’organisateur, la conséquence est une règle de refus : il ne facilite jamais une revente non autorisée, ni transfert de titulaire, ni mise en relation, ni « astuce ». Il explique pourquoi, cite le cadre si demandé, et signale la demande. Symétriquement, ces textes protègent l’organisateur : ils fondent les limites d’achat par commande et permettent d’agir contre les revendeurs professionnels qui épuisent les stocks à la mise en vente.
3. Le bot doit dire qu’il est un bot
Troisième frontière, plus récente : la transparence. Depuis le 2 août 2026, l’article 50 du règlement (UE) 2024/1689 sur l’intelligence artificielle impose d’informer l’utilisateur qu’il interagit avec une IA. Le texte européen est explicite :
« Les fournisseurs veillent à ce que les systèmes d’IA destinés à interagir directement avec des personnes physiques soient conçus et développés de manière que les personnes physiques concernées soient informées qu’elles interagissent avec un système d’IA, sauf si cela ressort clairement du point de vue d’une personne physique normalement informée et raisonnablement attentive et avisée, compte tenu des circonstances et du contexte d’utilisation. »
Règlement (UE) 2024/1689, article 50, paragraphe 1, texte français du Journal officiel de l’Union européenne.
En pratique : une phrase d’annonce en tête de conversation, et une signalétique claire dans le tunnel d’achat. Côté données, la conversation de billetterie manipule des informations personnelles (nom, email, numéro de commande, parfois des demandes PMR qui relèvent de la santé) : la fiche « Chatbots » de la CNIL du 19 février 2021 rappelle les bases habituelles, la minimisation, la durée de conservation et le besoin d’un contrat de sous-traitant avec l’éditeur de la plateforme. Rien d’insurmontable, mais rien qui s’improvise le jour de la mise en vente.

Le routeur : ce cas, le bot peut-il le traiter ?
Trois paramètres suffisent à trancher la plupart des cas réels : le moment de la demande, sa nature, et l’état de vérification de l’identité du demandeur. Le routeur ci-dessous applique la cascade décrite dans la section précédente, avec la règle qui tranche écrite dans chaque verdict. Le tableau de référence, en dessous, recharge le routeur avec dix demandes réelles ; changez ensuite une seule réponse pour voir la frontière bouger.

Cette demande, le bot peut-il la traiter ?
Trois réponses, un verdict, la règle qui l’emporte. Ou chargez un cas réel depuis le tableau placé en dessous.
1. Où en est le spectateur ?
2. Que demande-t-il ?
3. Son identité est-elle vérifiée ?
Le bot répond seul
Horaires, tarifs, accès, plan, politique d’échange affichée : la réponse est la même pour tous les spectateurs et n’engage rien. C’est le cœur de ce qu’un chatbot de billetterie absorbe, et la seule zone où « répondre à tous en parallèle » suffit comme exigence de qualité.
Vérification d’abord
Un QR code vaut titre d’accès au sens de l’article 313-6-2 du code pénal : le renvoyer sans rapprochement de la commande revient à livrer une place au premier demandeur. Le bot guide le spectateur (dossier spam, adresse utilisée, compte client) et demande ce qu’il faut pour retrouver la commande. Rien ne part avant.
Le bot agit, après vérification
Commande retrouvée, identité cohérente : le renvoi du billet ou la régénération du QR code peut être automatisé en sécurité. C’est la demande la plus urgente de l’après-vente, celle où le spectateur est persuadé d’avoir perdu sa place : une réponse en minutes vaut tous les dédommagements.
Le bot informe, un humain décide
Il n’existe pas de rétractation pour une activité de loisirs fournie à date fixée (article L221-28, 12° du code de la consommation) : tout geste commercial est donc une exception que les conditions de vente gouvernent. Le bot explique le régime, ouvre la demande, la qualifie. L’exception, elle, se décide avec une personne.
Refus motivé, réponse outillée
La revente habituelle sans autorisation de l’organisateur est un délit (15 000 € d’amende, 75 000 € pour une personne morale) : le bot ne facilite jamais une cession, il explique la règle et signale la demande. Si l’organisateur autorise la cession nominative, c’est une procédure écrite, pas une faveur de conversation.
La cascade s’applique dans l’ordre : la revente d’abord (refus), puis le titre d’accès (vérification), puis la décision contractuelle (humain), et l’information par défaut. Un cas d’usage, une frontière : recopiez cette table dans votre cahier des charges.
| Demande réelle | Moment | Réponse attendue | Charger |
|---|---|---|---|
| « À quelle heure ouvrent les portes ? » | Jour J | Bot seul | |
| « Le site est-il accessible en fauteuil roulant ? » | Avant l’achat | Bot seul | |
| « Je n’ai pas reçu mon billet » (rien d’indiqué) | Après l’achat | Vérification d’abord | |
| « Renvoyez mon e-billet » (n° de commande vérifié) | Après l’achat | Le bot agit, après vérification | |
| « Mon QR code ne s’affiche pas » (compte connecté) | Jour J | Le bot agit, après vérification | |
| « Je veux annuler, j’ai bien 14 jours, non ? » | Après l’achat | Le bot informe, un humain décide | |
| « Peut-on échanger contre la date du samedi ? » | Avant l’achat | Bot seul (politique d’échange affichée) | |
| « Je revends ma place, transférez-la à l’acheteur » | Après l’achat | Refus motivé | |
| « Où est-ce qu’on achète, exactement ? » | Avant l’achat | Bot seul | |
| « Remboursez-moi, l’artiste a annulé » | Après l’achat | Le bot informe, un humain décide |
Sur quels canaux déployer : le canal suit le moment
La phase dicte aussi le canal. Avant l’achat, le spectateur est sur le site de l’événement ou celui de la salle : le chatbot se déploie sur la page de l’événement et la page « infos pratiques », là où naît la question. Au moment du pic d’ouverture, il est déjà engagé dans le tunnel d’achat, et la question qui coince est « puis-je prendre quatre billets ? » : le bot doit être joignable sans quitter la page de paiement. Le jour J, tout bascule sur le téléphone et les applications de messagerie : le groupe d’amis qui s’organise sur WhatsApp a besoin du plan d’accès et de l’horaire des portes, pas d’un e-mail de confirmation enterré. Un même scénario peut vivre simultanément sur le site, WhatsApp, Messenger et Instagram, chaque canal gardant l’historique de la conversation. Nos pages consacrées aux canaux de déploiement et au module FAQ détaillent ces intégrations.
Quatre types d’organisateurs, quatre réglages
La demande dominante est l’avant-vente : programmation, catégories de places, réductions, puis l’après-vente d’échange entre dates d’une même tournée. Le réglage critique : la politique d’échange doit être écrite noir sur blanc dans les réponses du bot, parce que « je ne peux pas venir le mardi » est la demande d’exception la plus fréquente, et que la tentation de la trancher automatiquement est la plus dangereuse.
Concentration extrême : trois jours de questions de terrain (consignes, cashless, parking, navettes, camping) après des semaines de prévente. Deux bots valent mieux qu’un : un bot d’information permanent sur le site, et le jour J, le même scénario disponible sur WhatsApp, où les questions arrivent depuis la file d’entrée. Le jour J, il n’y a plus de hotline possible.
Ici le billet côtoie la visite : créneaux horaires, billets coupe-file, expositions temporaires, mais aussi billetterie de sites et de spectacles gérée par l’office de tourisme. Le cas DrômArdèche, destination Drôme et Ardèche dont l’office gère boutique de produits locaux et billetterie de sites, montre la diversité des demandes ; notre page chatbot pour le tourisme détaille ce réglage.
Abonnements, rencontres à domicile, déplacements : la même question revient chaque quinzaine avec une date différente. Le réglage critique est le lien au calendrier officiel, pour que la réponse « prochaine rencontre à domicile » soit calculée, jamais écrite en dur. Côté revente, le cadre est le plus ferme de tous : manifestations sportives et culturelles sont nommées par l’article 313-6-2.
Combien coûte un chatbot de billetterie ?
Le coût se lit sur trois lignes, comme pour tout agent conversationnel : la licence de la plateforme, les crédits consommés par les fonctions d’IA, et la construction du scénario. Sur la grille publique Botnation relevée le 1er octobre 2026 : offre Gratuit à 0 € pour tester, Basic à 39 € par mois (500 utilisateurs et 500 crédits IA offerts une seule fois), Pro à 59 € par mois (1 000 et 1 000), et une offre Entreprise « sur mesure » qui comprend littéralement des « services création de chatbot », un responsable de compte dédié et un support premium ; les packs de crédits se prennent à la carte, de 25 € les 1 000 à 900 € les 60 000, et un utilisateur au-delà du forfait coûte 0,05 € par mois. Tous ces prix sont hors taxes.
| Ligne de coût | Fourchette publique | Ce qui la fait varier |
|---|---|---|
| Licence plateforme | 0 € à 59 € par mois hors taxes, Entreprise sur devis (relevé du 1er octobre 2026) | Nombre d’utilisateurs suivis, fonctions d’équipe, niveau de support |
| Crédits IA | 25 € les 1 000 crédits, jusqu’à 900 € les 60 000 | Le volume de requêtes IA et le moteur appelé pour chacune |
| Construction du scénario | Du temps en autonomie, ou sur devis avec l’équipe Botnation | Nombre de phases couvertes, intégrations à la billetterie, langues |
Et si vous faisiez développer un chatbot entièrement hors plateforme ? La FAQ tarifs de Botnation le dit sans détour : « il vous en coûtera en général entre 5000€ et 30000€, voir bien plus, selon les fonctionnalités dont vous avez besoin. Ces fourchettes de prix sont indicatives ». Un ordre de grandeur de marché, à comparer avec le temps de votre équipe si vous construisez vous-même dans l’éditeur no-code.
Reste la question du qui. Botnation n’est pas seulement l’éditeur de la plateforme : l’offre Entreprise inclut la création de chatbots sur mesure, réalisée par ses experts en création de chatbot, sur devis. L’intérêt de ce double positionnement est simple : l’équipe qui construit est celle qui édite l’outil, et une fois livré, le compte, les scénarios et la base restent dans l’éditeur no-code, où votre équipe peut les reprendre en main. Une agence tiers reste légitime, elle aussi, quand un métier très spécifique, une intégration historique ou une régie sur site sont en jeu ; ce qui compte est que la plateforme reste la vôtre dans tous les cas.

La méthode : six étapes avant d’ouvrir les ventes
- Relever les demandes réelles. Les trois derniers événements : boîte mail, messages privés, standard, files au guichet. Pas les demandes imaginées en réunion : celles qui sont arrivées, avec leurs mots exacts. C’est la matière première de tout le reste.
- Les classer avec le routeur. Chaque demande passe dans la grille moment × nature × vérification : information, titre d’accès, décision contractuelle, revente. Ce tri décide ce que le bot traite seul et ce qui remonte.
- Brancher les données. Programmation, tarifs et catégories, conditions de vente et d’échange, plan d’accès, FAQ : le bot ne parle que de ce qui est à jour. Un tarif qui a changé ce matin est pire qu’une absence de réponse.
- Écrire les réponses du pic. Les questions de l’ouverture des ventes sont connues à l’avance : heure d’ouverture, limite par commande, prévente, paiement. Elles se rédigent avant l’annonce, pas pendant.
- Régler les refus et la frontière humaine. La réponse à « je me rétracte » comme celle à « je revends ma place » s’écrit à froid, avec le cadre juridique sous les yeux. Le point de bascule vers un humain se teste avant la première mise en vente.
- Répéter avant le lancement. Un passage de charge sur le scénario complet, mobile en tête, avec quelqu’un qui joue le spectateur pressé. Puis la supervision du soir d’ouverture, quand les vraies questions arrivent.
Cinq erreurs qui coûtent cher
- Promettre une rétractation qui n’existe pas. L’article L221-28, 12° du code de la consommation l’exclut pour les activités de loisirs à date déterminée : un bot qui répond « vous avez quatorze jours » crée une attente juridiquement fausse et un contentieux en puissance.
- Renvoyer un QR code sans vérifier qui demande. Le code d’accès vaut titre d’accès : le renvoyer au premier venu, c’est ouvrir la porte à la fraude et fermer celle de la confiance. Vérification d’abord, envoi ensuite, toujours dans cet ordre.
- Laisser le bot « aider » à la revente. Mise en relation, transfert de titulaire, « astuce » pour contourner la limite d’achat : la revente habituelle non autorisée est un délit, et le bot qui s’y prête met son propriétaire dans le champ de l’article 313-6-2.
- Ouvrir les ventes sans supervision humaine. Le bot absorbe le pic, mais la première heure d’ouverture réserve toujours une question imprévue : il faut quelqu’un pour la lire, la trancher et corriger la réponse.
- Oublier d’annoncer l’IA. Une phrase en tête de conversation, exigée par l’article 50 du règlement européen depuis le 2 août 2026, et une donnée de plus pour la confiance : le spectateur parle à une machine pour des questions simples, à un humain pour le reste.
Questions fréquentes
Quel est le prix d’un chatbot de billetterie ?
Trois lignes : la licence (de 0 € pour tester à 59 € par mois hors taxes sur les offres standard de la grille Botnation relevée le 1er octobre 2026, l’offre Entreprise étant sur devis), les crédits IA (dès 25 € les 1 000), et la construction du scénario, gratuite en autonomie ou couverte par un devis dans l’offre Entreprise. Pour un développement entièrement hors plateforme, la FAQ tarifs de Botnation cite une fourchette indicative de 5 000 € à 30 000 € et plus.
Combien de temps faut-il pour le mettre en place ?
En autonomie sur la plateforme, un premier scénario d’information (programmation, tarifs, accès) se construit en quelques heures ; le réglage fin des refus et de la bascule humaine demande autant de temps que la rédaction elle-même. En création sur mesure par l’équipe Botnation, le calendrier se définit au devis, fonction des intégrations à votre billetterie et du nombre de langues : aucun chiffre sérieux ne se promet avant ce cadrage.
Le chatbot peut-il vendre les billets lui-même ?
Le meilleur réglage est le plus sûr : le bot renseigne, qualifie et conduit le spectateur jusqu’au tunnel d’achat de votre billetterie officielle, où la transaction se conclut dans un environnement de paiement conforme. Un assistant branché sur l’état des places peut aller jusqu’à pré-remplir la sélection ; le paiement, lui, reste dans le tunnel de la billetterie.
Peut-on brancher le chatbot sur notre billetterie existante ?
Oui : c’est même la condition d’un bon après-vente. Les scénarios s’alimentent en données (programmation, tarifs, conditions) et les fonctions connecteurs permettent le dialogue avec vos outils, par exemple pour retrouver une commande ou vérifier un état. L’état exact des intégrations possibles avec votre plateforme de billetterie se vérifie cas par cas avec nos experts, la variété des solutions du marché interdisant toute promesse générale.
Un spectateur peut-il se rétracter après l’achat d’un billet ?
Non, en principe : l’article L221-28, 12° du code de la consommation exclut le droit de rétractation pour les activités de loisirs qui doivent être fournies à une date ou une période déterminée. Le spectateur conserve les possibilités prévues par les conditions de vente de l’organisateur (échange, avoir, assurance annulation souscrite), et le bot doit le dire tel quel plutôt que de promettre un délai de quatorze jours qui n’existe pas.
Le chatbot peut-il aider un spectateur à revendre sa place ?
Non, et c’est une règle de refus à écrire noir sur blanc : la revente habituelle sans autorisation de l’organisateur est un délit (article 313-6-2 du code pénal, 15 000 € d’amende, 75 000 € pour une personne morale), et l’acquisition de billets par des moyens automatisés contournant les limites d’achat est une pratique réputée trompeuse (article L121-4, 26° du code de la consommation). Si l’organisateur autorise la cession nominative, c’est une procédure écrite que le bot peut expliquer, pas une faveur à accorder au fil de la conversation.
Quels canaux pour un événement : site, WhatsApp, réseaux sociaux ?
Trois moments, trois réflexes : le site pour l’avant-vente et le tunnel d’achat, les applications de messagerie pour le jour J, où le spectateur est sur téléphone et en mouvement, et les réseaux sociaux pour capter la question là où elle naît, souvent depuis une annonce partagée. Un même scénario vit sur ces canaux simultanément, l’historique suivant la conversation.
Votre billetterie a déjà ses questions : commencez par les vingt premières
Reprenez les demandes des trois derniers événements, classez-les avec le routeur, et construisez le scénario en autonomie sur la plateforme ; ou confiez la création à l’équipe qui l’édite, dans le cadre de l’offre Entreprise, sur devis.
Demander un devis pour la création de votre chatbot ou échanger avec nos experts en création de chatbot.
Sources. Code de la consommation, articles L221-28 (12°) et L121-4 (26°, créé par l’ordonnance n° 2021-1734 du 22 décembre 2021), versions en vigueur relevées le 1er octobre 2026 ; code pénal, articles 313-6-2 (créé par l’article 3 de la loi n° 2012-348 du 12 mars 2012) et 131-38, version en vigueur relevée le 1er octobre 2026 ; règlement (UE) 2024/1689 du 13 juin 2024, article 50 paragraphe 1, texte français du Journal officiel de l’Union européenne sur EUR-Lex, en application depuis le 2 août 2026 ; DGCCRF, « Contrôle de la loyauté des sites internet de billetterie en ligne », page publiée le 27 juin 2019 (relevée le 1er octobre 2026) ; CNIL, « Chatbots : les conseils de la CNIL pour respecter les droits des personnes », 19 février 2021 ; Vivendi, communiqué « Digitick lance le premier chatbot de billetterie en France », 15 novembre 2016 ; grille tarifaire et FAQ de botnation.ai, relevées le 1er octobre 2026.