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Chatbot BtoB et BtoC : ce qui change vraiment, et faut-il un bot ou deux ?

En bref
  • Un chatbot BtoB et un chatbot BtoC répondent à des gens différents pour des raisons différentes : côté business to business, la conversation qualifie un prospect professionnel (société, besoin, rendez-vous) ; côté business to consumer, elle conseille un consommateur (choix, commande, après-vente).
  • Huit réglages changent réellement d’un public à l’autre : ton, mission, longueur des réponses, canaux, indicateurs, moment de la bascule vers un humain, données collectées, disponibilité attendue.
  • Le droit, lui, ne fait pas la différence : l’article 50 du règlement européen sur l’intelligence artificielle, en application depuis le 2 août 2026, impose d’informer toute personne physique qu’elle parle à une IA, professionnelle ou consommatrice ; et le RGPD encadre les décisions prises par le seul bot.
  • Un bot ou deux ? La réponse tient en quatre questions (public, mission, volume, pilotage). Le routeur au milieu de l’article tranche les 81 combinaisons et charge dix situations réelles.
  • Coût (grille Botnation relevée le 2 octobre 2026, hors taxes) : de 0 € pour tester à 59 € par mois en autonomie, packs de crédits IA dès 25 € ; la création sur mesure se chiffre sur devis, la page tarifs évoquant « entre 5000€ et 30000€, voir bien plus » pour du clé en main hors abonnement.

La question « chatbot BtoB et BtoC » arrive le plus souvent sur le bureau d’une équipe qui a deux publics devant elle : des clients finaux qui veulent savoir où en est leur commande, et des professionnels qui demandent un devis, une démo, un rappel. Le même bouton de chat sert alors deux conversations qui ne partagent presque rien : ni le vocabulaire, ni l’urgence, ni la patience, ni le risque juridique. La plupart des contenus qui traitent le sujet restent au niveau des définitions marketing, sans jamais descendre dans ce qui change concrètement dans le scénario, les canaux, les indicateurs ou le droit. C’est précisément ce que fait cette page, avec un outil de décision au milieu.

Une précision de vocabulaire avant d’entrer : « BtoB » (parfois écrit B2B) signifie business to business, la vente d’une entreprise à une autre entreprise. « BtoC » (B2C) signifie business to consumer, la vente d’une entreprise à des particuliers. Le chatbot qui vous occupe ici n’est pas le robot interne à votre société (celui qui répond à vos propres collaborateurs s’appelle plutôt un chatbot interne ou BtoE, et il a son propre article) : on parle du bot qui parle à l’extérieur, à vos clients et prospects.

« BtoB, BtoC » : deux conversations que le même bot ne tient pas de la même façon

Prenons la même question posée aux deux publics : « Combien ça coûte ? ». Venant d’un consommateur, elle appelle un prix, une gamme, éventuellement une option de livraison. Venant d’un professionnel, elle appelle une autre question : « Pour quel usage, quelle équipe, quel volume ? ». Le consommateur veut une réponse en trente secondes sur son téléphone ; le professionnel accepte un échange plus long, à condition qu’il débouche sur un rendez-vous ou un chiffre adapté à son cas. Le même bot, réglé pareil pour les deux, déçoit les deux : trop court pour l’un, trop superficiel pour l’autre.

Côté BtoB

L’interlocuteur agit dans un cadre professionnel : il compare, il arbitre, il rend des comptes à d’autres. La conversation est souvent une étape dans un cycle plus long (devis, validation, déploiement). Ce que le bot doit produire : un besoin qualifié, un rendez-vous posé, un dossier transmis proprement au bon commercial. Notre article dédié au chatbot B2B détaille ce réglage.

Côté BtoC

L’interlocuteur agit pour lui-même, souvent sur mobile, parfois en marchant, parfois agacé. La conversation est autonome et immédiate : il veut sa réponse maintenant, ou savoir tout de suite à qui parler. Ce que le bot doit produire : une réponse claire, un choix aidé, un suivi de commande, et une bascule rapide vers un humain dès que l’émotion monte.

Les huit réglages qui changent vraiment d’un public à l’autre

Voici la table à imprimer avant d’écrire la première ligne de votre scénario. Chaque ligne est un choix qui se prend séparément pour chaque public, pas une fois pour toutes.

Réglage Chatbot BtoB Chatbot BtoC
Interlocuteur Prospect ou client professionnel, souvent en heures de bureau, parfois plusieurs personnes pour une même décision Consommateur final, à toute heure, seul devant son écran ou son téléphone
Mission principale Qualifier : société, rôle, besoin, délai, puis rendez-vous ou rappel Conseiller et débloquer : choix de produit, commande, suivi, réclamation
Ton et registre Vouvoiement, vocabulaire métier assumé, chiffres et processus Vouvoiement ou tutoiement de marque, phrases courtes, zéro jargon
Longueur des réponses Accepte les réponses développées, comparatifs, cas d’usage Veut l’essentiel en deux phrases, puis des boutons
Canaux Site vitrine, page tarifs, salon, e-mail de suivi, LinkedIn WhatsApp, Messenger, Instagram, page produit, fiche aide
Indicateurs Leads qualifiés, coût par lead, rendez-vous pris, délai de première réponse Taux de résolution au premier contact, satisfaction, panier moyen, avis
Bascule vers un humain Sur la complexité : devis, intégration, contrat Sur l’émotion et l’urgence : litige, colis perdu, remboursement
Données collectées E-mail pro, société, fonction, besoin exprimé Coordonnées personnelles, numéro de commande, parfois adresse

Le ton : le vouvoiement partout, le vocabulaire nulle part

En français, le vouvoiement s’impose des deux côtés, sauf marque qui assume le tutoiement grand public. La vraie différence est ailleurs : le registre. En BtoB, votre interlocuteur veut entendre parler de son métier (parcours, déploiement, contrat, volume) et tolère un mot technique bien placé qui prouve que vous connaissez son quotidien. En BtoC, chaque mot technique est un perdant : « crédit » plutôt que « solde », « livraison » plutôt que « logistique du dernier kilomètre ». Le même bot qui dit « nous allons qualifier votre besoin » à un consommateur lui a déjà perdu.

La mission : qualifier d’un côté, conseiller de l’autre

C’est le réglage le plus structurant. Un bot de qualification pose des questions fermées, note les réponses, et débouche sur une action commerciale : un créneau de rendez-vous, un rappel demandé, un dossier transmis. Notre module génération de leads est construit exactement pour ça. Un bot de conseil, lui, répond d’abord : il oriente vers le bon produit, rassure sur la taille, la matière, le délai, et il ne demande rien tant que la confiance n’est pas installée. Les deux métiers se construisent dans un ordre inverse : l’un interroge puis propose, l’autre renseigne puis, éventuellement, invite.

Les canaux : votre audience ne vit pas aux mêmes adresses

Le consommateur est là où sont ses amis : WhatsApp pour le suivi de commande, Instagram pour la découverte, Messenger pour le service après-vente d’une page. Le professionnel est là où est son travail : le site vitrine, la page tarifs, la documentation, le stand du salon, la signature d’e-mail. Un même scénario peut vivre sur plusieurs canaux à la fois, mais le canal dominant change le format des réponses : deux phrases et des boutons sur mobile, une réponse plus riche avec un tableau sur site. Le détail des canaux disponibles (WhatsApp, Messenger, Instagram, WordPress) est sur notre page canaux.

Les indicateurs ne se comparent pas entre les deux mondes

Mélanger les tableaux de bord est l’erreur classique des équipes qui servent les deux publics. Un taux de conversion de 3 % qui concerne des devis à cinq chiffres et un taux de conversion de 3 % qui concerne des paniers à 40 € ne racontent pas la même histoire, ne se corrigent pas avec les mêmes leviers et ne se fêtent pas avec le même champagne. En BtoB, regardez le nombre de leads qualifiés et le délai de première réponse : un prospect professionnel qui attend deux jours a déjà parlé à un concurrent. En BtoC, regardez le taux de résolution au premier contact et la satisfaction : le consommateur juge la conversation elle-même, pas le processus derrière.

La bascule vers un humain ne se déclenche pas au même moment

En BtoB, la bascule est prévue et organisée : le bot qualifie jusqu’à un seuil, puis cède la main au commercial avec un dossier propre. Elle fait partie du scénario, elle est même sa finalité. En BtoC, la bascule est un détecteur : colis perdu, remboursement refusé, ton qui monte, question posée deux fois. Elle doit être immédiate et honnête (« je passe le relais à un conseiller, il vous répond dans l’heure »), parce qu’un consommateur qui se sent enfermé dans un bot ferme l’onglet et le dit autour de lui.

Les données collectées ne pèsent pas le même poids

E-mail professionnel et société d’un côté ; adresse personnelle, numéro de commande, historique d’achat de l’autre. Les deux relèvent du RGPD, mais le périmètre et la sensibilité diffèrent : le bot BtoC touche presque toujours à des données de consommation, avec les obligations de durée de conservation qui vont avec. La CNIL résume la règle de conservation pour tous les chatbots : les données sont conservées « pour la durée nécessaire pour atteindre la finalité du traitement », et il faut distinguer ce qui doit être effacé en fin de conversation de ce qui se conserve plus longtemps, par exemple pour une réclamation. On y revient plus bas avec les citations exactes.

Un bot ou deux ? Le routeur des quatre questions

La question que tout le monde pose, et à laquelle presque personne ne répond avec des critères : un chatbot unique pour mes deux publics, ou deux chatbots séparés ? La réponse dépend de quatre choses seulement : qui parle au bot, pour quoi faire, à quel volume, et avec combien de monde pour le faire vivre. Le routeur ci-dessous croise les quatre et tranche avec des règles nommées : vous voyez laquelle s’applique à votre cas, et pourquoi.

Petite borne robot en argile à la jonction d’un tapis qui se sépare en deux couloirs, l’un vers un présentoir de boutique, l’autre vers un bureau
Un seul point d’entrée, deux parcours derrière : la question n’est pas un bot ou deux robots, mais un ou deux scénarios.

Tranchez votre cas en quatre réponses

Quatre questions, un verdict, la règle qui l’emporte. Ou chargez une situation réelle depuis le tableau placé juste en dessous.

1. À qui ce chatbot doit-il parler ?



2. Quelle est sa mission principale ?



3. Combien de conversations par mois ?



4. Qui le pilote au quotidien ?



VolumeMoins de 200 conversations par mois : un scénario simple tient dans une soirée de construction. Corrigez-le chaque semaine à partir des vraies questions reçues.
PilotagePersonne pour l’instant : partez d’un scénario minimal, trois questions et une bascule humaine propre, puis enrichissez-le avec les transcripts réels.
Règle : public grand public, mission d’information et de vente
Bot d’information et de vente BtoC

Horaires, choix, tailles, comparatifs, suivi de commande : des réponses courtes, un ton direct, des boutons plutôt que des champs à remplir, et le relais vers un humain dès que l’émotion monte. C’est le réglage le plus rapide à construire, et celui qui parle au plus grand nombre.

Règle : en BtoB, la conversation trie avant le commercial
Bot de qualification BtoB

Société, rôle, besoin, délai : des questions fermées, une note attribuée à chaque réponse, et un débouché concret en fin de parcours, rendez-vous posé, rappel demandé ou documentation envoyée. Le bot ne vend pas à la place du commercial : il lui prépare des conversations qui commencent bien.

Règle : l’après-vente touche à une commande et à une identité
Bot de support : vérifier d’abord

« Où en est ma commande », « je veux être remboursé » : la réponse engage la relation contractuelle. Le bot rapproche la commande, donne l’état exact, traite les demandes simples (renvoi, suivi), et passe la main à un humain pour toute décision qui engage : remboursement exceptionnel, litige, réclamation formelle.

Règle : deux publics et plus de 2 000 conversations par mois
Une plateforme, deux parcours

Le trafic paie la séparation : un parcours « professionnels » avec ses questions de qualification, un parcours « grand public » avec ses réponses courtes, et un menu d’entrée qui oriente dès le premier message. Deux scénarios, un seul compte, un seul historique côté équipe.

Règle : deux publics, volume encore modéré
Un seul bot, deux portes d’entrée

Pas encore de quoi nourrir deux parcours : commencez par un scénario unique dont le premier message demande qui parle (« Je suis un professionnel » / « J’ai une question sur ma commande »), et séparez le jour où l’une des deux branches sature. La séparation se fera avec des données réelles, pas à l’intuition.

La cascade s’applique dans l’ordre : les deux publics d’abord (le volume tranche entre un ou deux parcours), puis l’après-vente (vérification avant action), puis la qualification BtoB, et l’information BtoC par défaut. Aucun verdict n’est bon dans l’absolu : il dépend des trois autres réponses.

Situation réelle Public Mission Verdict du routeur Charger
« Boutique en ligne de cosmétiques : où en est ma commande, pendant les soldes » BtoC Après-vente Vérifier d’abord
« Éditeur de logiciels : société, besoin, délai, puis un créneau de démonstration » BtoB Qualifier Qualification BtoB
« Organisateur d’événements pour professionnels et grand public, 4 000 conversations le mois du salon » Les deux Informer Deux parcours
« Boulangerie du quartier : horaires, allergènes, commander un gâteau » BtoC Informer Information BtoC
« Assureur : déclarer un sinistre et vérifier ce que couvre le contrat » BtoC Après-vente Vérifier d’abord
« Fabricant industriel : documentation SAV et prise de rendez-vous technicien » BtoB Après-vente Vérifier d’abord
« SaaS RH : candidats et services RH dans la même fenêtre, 600 conversations par mois » Les deux Qualifier Deux portes d’entrée
« Agence immobilière : trier les acheteurs avant de programmer les visites » BtoB Qualifier Qualification BtoB
« Vendeur de meubles : conseils dimensions et matière, puis suivi de livraison » BtoC Informer Information BtoC
« Opérateur utilities : particuliers, entreprises et collectivités, forte charge » Les deux Après-vente Deux parcours

Côté BtoB : qualifier, prendre rendez-vous, garder le fil

Le chatbot BtoB rend service à deux personnes en même temps : le prospect, qui obtient une réponse immédiate à trois heures du matin au lieu d’un formulaire perdu, et le commercial, qui reçoit des conversations déjà triées au lieu de devis à demi remplis. Trois usages dominent ce côté de la table.

  • La qualification entrante. Le bot pose les questions que le commercial poserait de toute façon : quelle société, quel rôle, quel besoin, quel délai. Chaque réponse est notée, et le prospect ressort du parcours soit avec un rendez-vous dans l’agenda, soit avec un contenu adapté et un rappel programmé. C’est le cœur de notre article sur la prospection B2B par chatbot.
  • La prise de rendez-vous. Proposer deux ou trois créneaux, vérifier le fuseau horaire, confirmer par e-mail, rappeler la veille : des tâches qui ne demandent aucune intelligence mais toute la ponctualité d’une machine.
  • Le support client professionnel. Accès à la documentation, statut d’un ticket, mise en relation avec le bon ingénieur : le bot professionnel absorbe les demandes récurrentes et les transmet avec le contexte, ce qui évite au client de raconter son problème trois fois.
Deux mains en manche de pull crème trient des cartes vierges dans deux casiers en bois, l’un à onglets corail, l’autre à onglets bleus
Qualifier, c’est trier : chaque réponse du prospect rangera sa conversation d’un côté ou de l’autre, et le commercial ne lira que la bonne pile.

Un garde-fous pour finir : le bot BtoB doit savoir dire « je ne sais pas, voici qui saura ». Un prospect professionnel teste votre outil autant qu’il l’utilise ; une réponse approximative sur votre propre produit se paie en crédibilité. Prévoyez une question de sortie propre vers le commercial dès que la conversation sort du scénario écrit, et mesurez combien de fois elle sert : c’est votre meilleur indicateur de scénario à enrichir.

Côté BtoC : conseiller, vendre, débloquer

Le consommateur ne compare pas votre bot à d’autres bots : il le compare à la meilleure conversation de service client qu’il a jamais eue, humaine comprise. Trois usages structurent ce côté.

  • L’aide au choix. Tailles, compatibilités, comparatifs, disponibilité : le bot oriente vers le bon produit plutôt que de renvoyer vers un catalogue. C’est la mission naturelle d’un chatbot e-commerce, et celle qui se mesure le plus vite en euros.
  • La FAQ vivante. Livraison, retours, garanties, horaires : les questions que tout le monde pose, avec des réponses courtes, à jour, et un lien vers la page complète. Notre module chatbot FAQ transforme une FAQ existante en conversation sans réécrire les contenus.
  • Le support et le suivi. Où en est ma commande, comment retourner, comment être remboursé : c’est le terrain du chatbot de support client, avec vérification de la commande, état exact, et bascule humaine sur tout ce qui fâche.

La différence de fond avec le côté BtoB tient au tempo. Le consommateur n’a pas de « cycle de décision » : il a un moment, souvent unique, où la question se pose. Une réponse de bot qui arrive après que l’onglet s’est fermé n’existe pas. D’où les deux impératifs du réglage BtoC : la disponibilité permanente (soir, week-end, pics de soldes) et la brièveté (la réponse utile avant la réponse complète). Le bot BtoB peut se permettre d’être un dossier ; le bot BtoC doit être un baromètre de réponses.

Le droit, lui, ne distingue pas BtoB et BtoC

C’est le point que la plupart des comparatifs BtoB / BtoC escamotent : dès que votre bot parle à des humains, deux textes s’appliquent quel que soit le public. Le règlement européen sur l’intelligence artificielle (règlement UE 2024/1689), dont les obligations de transparence s’appliquent depuis le 2 août 2026, impose à son article 50 :

« Les fournisseurs veillent à ce que les systèmes d’IA destinés à interagir directement avec des personnes physiques soient conçus et développés de manière que les personnes physiques concernées soient informées qu’elles interagissent avec un système d’IA, sauf si cela ressort clairement du point de vue d’une personne physique normalement informée et raisonnablement attentive et avisée, compte tenu des circonstances et du contexte d’utilisation. »

Règlement UE 2024/1689 sur l’intelligence artificielle, article 50, paragraphe 1, texte consolidé relevé sur EUR-Lex.

Deux conséquences directes pour votre projet. D’abord, la mention « vous discutez avec un système d’IA » n’est pas une option de marque : elle est due dès la première interaction (l’article 50 impose que l’information arrive « au plus tard au moment de la première interaction »), que l’interlocuteur soit un consommateur ou un acheteur professionnel. Ensuite, la seule exception est l’évidence : si le contexte rend clair que la réponse vient d’une machine, l’information séparée n’est pas exigée. Un assistant sobrement nommé « Assistant » sans autre mention ne bénéficie généralement pas de cette évidence : dites-le dès le message d’accueil, des deux côtés du bot.

Deuxième texte, antérieur mais toujours actif : le RGPD, que la CNIL applique aux chatbots depuis sa fiche conseils du 19 février 2021. Deux passages importent pour un bot qui parle aux deux publics. Sur les décisions :

« Une conversation avec un chatbot sans intervention humaine ne peut conduire à elle seule à des décisions importantes pour la personne concernée, telles que le refus d’une demande de crédit en ligne, l’application de tarifs plus élevés ou l’impossibilité de présenter une candidature à un poste. »

CNIL, « Chatbots : les conseils de la CNIL pour respecter les droits des personnes », 19 février 2021.

Les exemples de la CNIL sont grand public, mais la règle ne l’est pas : un bot BtoB qui refuserait seul un devis, bloquerait un accès ou filterait définitivement une candidature tomberait sous la même interdiction, avec l’exigence d’une intervention humaine significative dans le processus. Et sur la conservation, la même fiche le dit sans détour : les données collectées par le chatbot sont conservées « pour la durée nécessaire pour atteindre la finalité du traitement », en distinguant ce qui s’efface en fin de conversation (une aide à l’achat) de ce qui se conserve légitimement plus longtemps (une réclamation sur un produit acheté). Traduction pour vos deux parcours : le bot BtoC, qui collectionne coordonnées et numéros de commande, est le premier concerné ; le bot BtoB, qui collectionne des cartes de visite, n’est pas hors jeu pour autant.

Combien ça coûte : la grille complète (relevée le 2 octobre 2026)

Bonne nouvelle : le choix BtoB, BtoC ou les deux ne change pas le prix de la plateforme. C’est le même abonnement, les mêmes canaux, le même éditeur ; seule la construction du scénario change de taille. Voici la grille Botnation relevée ce jour sur la page tarifs, hors taxes.

Offre Prix HT par mois Ce qu’elle embarque Pour qui
Gratuit 0 € Chatbots illimités, pour tester la plateforme Vérifier l’idée, apprendre l’éditeur
Basic 39 € Chatbots illimités, fonctionnalités complètes, analytics ; 500 utilisateurs et 500 crédits IA offerts une seule fois Un premier bot en production, petit volume
Pro 59 € Les mêmes, avec 1 000 utilisateurs et 1 000 crédits IA offerts une seule fois Le bot qui tourne, tous publics
Entreprise Sur mesure Responsable de compte dédié, onboarding personnalisé, support client premium, services création de chatbot Deux parcours séparés, équipe accompagnée, création déléguée

Les crédits IA se complètent en packs : 1 000 crédits à 25 €, 5 000 à 100 €, 15 000 à 250 €, 60 000 à 900 €. Au-delà des utilisateurs inclus, chaque utilisateur supplémentaire coûte 0,05 € par mois. Tous les prix sont hors taxes.

Pour la création entièrement déléguée (l’équipe construit le ou les scénarios pour vous), le tarif se chiffre sur devis ; la page tarifs répond elle-même à la question « quel est le prix pour créer un chatbot » en évoquant, pour la création clé en main hors abonnement, « en général entre 5000€ et 30000€, voir bien plus » selon les fonctionnalités nécessaires, et précise : « Notre équipe de botmakers créera votre chatbot IA sur-mesure, sur devis. »

Grille tarifaire du site botnation.ai le 2 octobre 2026 : offre Gratuite à 0 euro, Basic à 39 euros, Pro à 59 euros, Entreprise sur mesure
La grille du 2 octobre 2026 : le même abonnement couvre les deux publics, seule la construction change de taille. Prix hors taxes.

Construire en autonomie, ou confier la construction à l’éditeur

Reste le choix de méthode, qui est plus simple qu’on ne le dit. Botnation n’est pas seulement l’éditeur d’une plateforme no-code : c’est aussi un prestataire qui construit des chatbots sur mesure pour ses clients, via l’offre Entreprise et ses services création de chatbot. La page d’accueil du site le résume d’ailleurs en deux cartes : une « offre Self-Service » (vous créez et gérez vous-même votre agent avec la plateforme) et une « offre Accompagnement » (des experts conçoivent, optimisent et pilotent votre agent).

Page d’accueil de botnation.ai : les deux offres Self-Service et Accompagnement présentées côte à côte
Les deux voies officielles : construire soi-même sur la plateforme, ou confier la construction à l’équipe qui l’édite.

Comment trancher ? Si vos conversations tiennent dans un tableau et que quelqu’un dans l’équipe aime les transformer en scénarios, la voie autonome est la plus rapide et la plus formatrice : commencez gratuitement, publiez, corrigez chaque semaine. Si les deux publics sont déjà là avec du volume, ou que personne n’a les mains libres, la création sur mesure court-circuite le problème : l’équipe qui construit votre bot est celle qui édite la plateforme, donc sans intermédiaire entre l’outil et ceux qui le connaissent ligne par ligne, et vous gardez la main dans l’éditeur après la livraison pour faire évoluer les scénarios vous-même. Une agence externe reste un choix légitime dans des cas très spécifiques : un métier pointu qui exige un intégrateur déjà en place, une présence sur site, un système historique à raccrocher. Ce n’est pas la voie la plus courte, mais c’est parfois la seule.

Règle de démarrage

Quel que soit le public, la meilleure première semaine est la même : relevez les vingt questions reellement posees le mois dernier (e-mails, appels, tickets), ecrivez les vingt réponses, publiez-les dans le bot, et ajoutez une porte de sortie vers un humain. En BtoB comme en BtoC, le bot qui resout vingt vraies questions bat celui qui en survole cent.

Questions fréquentes

Un seul chatbot peut-il vraiment servir un public BtoB et un public BtoC ?

Oui, à deux conditions : un menu d’entrée qui sépare les publics dès le premier message, et des scénarios distincts derrière ce menu. Ce qui ne marche pas, c’est le scénario unique qui mélange : il pose des questions de qualification à des consommateurs pressés et des réponses courtes à des professionnels exigeants. Le routeur de cet article tranche selon votre volume et votre pilotage.

Quel indicateur suivre en priorité pour un chatbot BtoB ? Et en BtoC ?

En BtoB : le nombre de leads qualifiés transmis (avec leur taux de transformation côté commercial) et le délai de première réponse. En BtoC : le taux de résolution au premier contact et la satisfaction de la conversation. Les deux tableaux de bord se lisent séparément ; les mélanger est la façon la plus sûre de ne rien corriger.

Un chatbot BtoC est-il concerné par le règlement européen sur l’IA ? Et un chatbot BtoB ?

Les deux, à égalité. L’article 50 du règlement 2024/1689, applicable depuis le 2 août 2026, impose d’informer qu’on interagit avec une IA à toute personne physique, dès la première interaction, sauf si c’est évident dans le contexte. Le statut consommateur ou professionnel de l’interlocuteur ne change rien à l’obligation ; en revanche une décision importante prise par le seul bot (refus, tarification) est interdite par le RGPD et exige une intervention humaine.

Combien coûte un chatbot qui gère les deux publics ?

La plateforme ne facture pas le public : 0 € pour tester, puis 39 € ou 59 € HT par mois selon le volume d’utilisateurs inclus, avec des packs de crédits IA dès 25 €. Ce qui coûte, c’est la construction : gratuite si vous l’écrivez vous-même dans l’éditeur, ou couverte par un devis dans l’offre Entreprise, la page tarifs évoquant « en général entre 5000€ et 30000€, voir bien plus » pour la création clé en main hors abonnement.

Faut-il un ton différent en BtoB et en BtoC ?

Le vouvoiement s’impose des deux côtés en français, sauf marque qui assume le tutoiement grand public. La différence est le registre : vocabulaire métier, chiffres et processus acceptés en BtoB ; phrases courtes, réponses immédiates et zéro jargon en BtoC. Le test le plus simple : lisez votre message d’accueil à voix haute, une fois comme un acheteur professionnel pressé, une fois comme un client particulier encore plus pressé.

Deux publics, une seule question à trancher

Le chatbot BtoB et le chatbot BtoC ne sont pas deux produits : ce sont deux réglages du même outil, qui se choisient question par question, du ton au canal, de l’indicateur à la bascule humaine. La seule vraie décision de structure est celle du routeur : un scénario à deux portes d’entrée, ou deux parcours séparés sur une même plateforme. Tout le reste s’ajuste, se mesure et se corrige, conversation après conversation. Et le droit, lui, veille au même endroit pour les deux publics : dire que c’est une IA, ne jamais laisser la machine seule devant une décision qui engage.

Vos deux publics ont déjà leurs questions : commencez par les vingt premières

Construisez le scénario en autonomie sur la plateforme, ou confiez la création à l’équipe qui l’édite, dans le cadre de l’offre Entreprise, sur devis.

Voir la grille tarifaire

Demander un devis pour la création de votre chatbot ou échanger avec nos experts en création de chatbot.

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